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Les prix immobiliers vont-ils baisser après la hausse de la BCE ?

Pendant des années, les acheteurs ont entendu la même phrase :

« Quand les taux montent, les prix immobiliers baissent. »

Avec la décision de la Banque Centrale Européenne du 11 juin 2026 d’augmenter ses taux directeurs de 0,25 %, cette idée revient plus que jamais dans les conversations.

Sur les réseaux sociaux, dans les médias ou lors des visites immobilières, une question revient systématiquement :

Les prix immobiliers vont-ils enfin baisser ?

La réponse risque de surprendre beaucoup de monde.


Ce que tout le monde pense

Le raisonnement paraît logique.

Si les crédits deviennent plus chers :

  • les acheteurs peuvent emprunter moins ;
  • la demande diminue ;
  • les prix baissent.

Sur le papier, cette logique est correcte.

Mais dans la réalité, le marché immobilier est beaucoup plus complexe.


Ce que nous avons déjà vécu entre 2022 et 2024

Pour comprendre ce qui pourrait arriver en 2026, il suffit de regarder ce qui s’est passé récemment.

Entre juillet 2022 et septembre 2023, la BCE a réalisé le cycle de hausse des taux le plus rapide de son histoire récente.

Le taux de dépôt est passé :

Date Taux de dépôt BCE
Juillet 2022 0 %
Septembre 2022 0,75 %
Décembre 2022 2 %
Septembre 2023 4 %

En seulement quatorze mois, le coût de l’argent a explosé.

Les crédits immobiliers sont passés d’environ 1 % à plus de 4 % pour certains profils.

Pourtant, les prix immobiliers ne se sont pas effondrés.


Pourquoi les prix n’ont pas chuté comme prévu ?

Parce que les taux ne sont qu’une partie de l’équation.

Le prix d’un bien immobilier dépend également :

  • du nombre de biens disponibles ;
  • de la demande locale ;
  • de l’attractivité de la commune ;
  • de l’emploi ;
  • de la démographie ;
  • des infrastructures.

Certaines communes continuent d’attirer des acheteurs même lorsque les taux augmentent.


Le Loiret est un bon exemple

Dans l’Est orléanais, plusieurs secteurs continuent d’être particulièrement recherchés.

C’est notamment le cas de :

  • Chécy ;
  • Donnery ;
  • Fay-aux-Loges ;
  • Saint-Denis-de-l’Hôtel ;
  • Boigny-sur-Bionne ;
  • Châteauneuf-sur-Loire.

Pourquoi ?

Parce que les familles recherchent :

  • davantage d’espace ;
  • un jardin ;
  • un environnement plus calme ;
  • la proximité d’Orléans.

Ces besoins ne disparaissent pas lorsque les taux augmentent.


Ce qui risque réellement de changer

La hausse des taux influence davantage les comportements que les prix eux-mêmes.

Les acheteurs deviennent plus prudents.

Ils prennent davantage de temps avant de se décider.

Ils comparent davantage les biens.

Ils analysent les diagnostics énergétiques.

Ils calculent précisément leur budget.

Résultat :

la négociation devient plus fréquente.


Le retour du pouvoir de négociation

Entre 2020 et 2022, certains biens se vendaient parfois en quelques jours.

Les vendeurs étaient en position de force.

Aujourd’hui, la situation est différente.

Les acquéreurs disposent souvent d’une plus grande marge de négociation.

Les biens nécessitant des travaux ou affichés à un prix trop ambitieux sont les premiers concernés.


Les vendeurs doivent-ils revoir leurs attentes ?

Dans certains cas, oui.

La hausse des taux ne provoque pas forcément une baisse généralisée des prix.

En revanche, elle rend le marché plus sélectif.

Les acheteurs sont plus attentifs :

  • au prix ;
  • au DPE ;
  • aux travaux ;
  • aux charges ;
  • à l’emplacement.

Les biens correctement positionnés continuent généralement à trouver preneur.

Les autres peuvent rester plus longtemps sur le marché.


Faut-il attendre avant de vendre ?

Beaucoup de propriétaires se posent cette question.

Pourtant, attendre n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Si les taux poursuivent leur remontée :

  • certains acheteurs pourraient sortir du marché ;
  • la capacité d’emprunt pourrait diminuer ;
  • les négociations pourraient devenir plus importantes.

Pour certains vendeurs, attendre avant de vendre pourrait donc s’avérer plus risqué qu’espéré.


Le véritable danger pour les acheteurs

Le risque principal n’est pas forcément une baisse insuffisante des prix.

Le véritable danger est souvent la hausse du coût du crédit.

Prenons un exemple simple.

Une baisse de prix de 10 000 € peut sembler intéressante.

Mais quelques dixièmes de point supplémentaires sur un crédit de 25 ans peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros d’intérêts supplémentaires.

C’est pourquoi de nombreux spécialistes surveillent aujourd’hui davantage l’évolution des taux que celle des prix.


Acheter maintenant ou attendre ?

La vérité est que personne ne possède de boule de cristal.

Personne ne peut garantir :

  • l’évolution des prix ;
  • l’évolution des taux ;
  • l’évolution de l’économie.

En revanche, chacun peut analyser sa situation personnelle.

Pour un projet d’achat maison Loiret ou pour acheter bien immobilier Orléans, il est souvent plus pertinent d’évaluer :

  • sa capacité d’emprunt ;
  • ses besoins ;
  • son horizon de détention.

Plutôt que d’essayer de prédire le marché.


Ce qu’il faut retenir

La hausse des taux de la BCE ne signifie pas automatiquement une chute des prix immobiliers.

L’histoire récente montre que le marché dépend de nombreux facteurs :

  • l’offre ;
  • la demande ;
  • la qualité de vie ;
  • l’emploi ;
  • l’attractivité des territoires.

En revanche, une chose est certaine :

les taux influencent directement le pouvoir d’achat immobilier des ménages.

Et c’est souvent ce pouvoir d’achat qui fait réellement évoluer le marché.


FAQ

Pourquoi la BCE augmente-t-elle ses taux ?

Pour lutter contre les risques de retour de l’inflation provoqués notamment par la hausse des prix de l’énergie.

Les prix immobiliers vont-ils baisser en 2026 ?

Une correction reste possible sur certains marchés, mais aucune baisse généralisée n’est garantie.

Les taux immobiliers vont-ils augmenter ?

Les décisions de la BCE influencent les banques, mais il n’existe pas de mécanisme automatique.

Peut-on encore négocier un bien immobilier ?

Oui. La négociation est aujourd’hui beaucoup plus présente qu’entre 2020 et 2022.

Est-ce le bon moment pour acheter ?

Cela dépend principalement de votre situation financière et de votre projet de vie.

Est-il préférable d’attendre avant de vendre ?

Pas forcément. Une hausse durable des taux pourrait réduire le nombre d’acheteurs solvables.

Pourquoi certains secteurs résistent-ils mieux ?

 

Les communes attractives bénéficiant d’une forte demande résidentielle résistent généralement mieux aux variations du marché.

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